Chauffeurs VTC : « échec complet » de la nouvelle rencontre au ministère des Transports

05h19, le 17 janvier 2019

Le ministère des Transports veut mettre en place un outil pour contrôler les fausses cartes professionnelles. © PIERRE ANDRIEU / AFP
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Les organisations syndicales de chauffeurs VTC réclament notamment la mise en place d’un tarif minimum.
Les organisations syndicales de chauffeurs VTC ont dénoncé mercredi un « échec complet » de leur rencontre au ministère des Transports afin d’obtenir notamment un tarif minimum et à l’issue de laquelle elles ont claqué la porte. » On ne ressort avec rien du tout », a regretté Mickael Cussy, de FO Capa-VTC, rappelant qu’une détaxation partielle de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) pourrait « permettre à tous les chauffeurs de souffler ».
Les syndicats dénoncent un manque d’intérêts. Les organisations syndicales ont été reçues à trois reprises en une semaine au ministère, le 9, le 11 et enfin mercredi, à chaque fois sans être accueillies par la ministre des Transports Elisabeth Borne. Mickael Cussy, de FO Capa-VTC en tire le bilan d’un « échec complet » et d’un « manque d’intérêt vis-à-vis des chauffeurs ». Cette réunion avait pour objectif de « poursuivre le dialogue sur les problématiques concrètes de la profession, dans la perspective du rapport de mission qui sera rendu au gouvernement dans les prochaines semaines sur la régulation du secteur », avait indiqué le ministère avant la rencontre.
Un préavis de grève. Le ministère a proposé, en présence des plateformes, un « outil de contrôle » des fausses cartes professionnelles de VTC « d’ici septembre », selon Karim Aissaoui, représentant de la CFDT-VTC. Cet outil « reste flou, on demande à voir », a-t-il ajouté. Les syndicats FO Capa-VTC et CFDT ont annoncé vouloir déposer un préavis de grève « prochainement » après avoir rassemblé près d’une centaine de chauffeurs VTC lors de deux journées d’action jeudi et vendredi dernier.
Mieux réguler le secteur. Cette rencontre a « permis de travailler ensemble à des actions rapides sur la lutte contre la fraude, ou encore la reconnaissance de situations difficiles », a indiqué le ministère des Transports qui a salué une « réunion constructive ». « Ce travail et ce dialogue permanent vont se poursuivre » et un rapport sera « prochainement remis au gouvernement sur la régulation du secteur », indique-t-on de même source.